Roland D-50

Le D-50 est un synthé numérique qui fut très populaire à sa sortie en 1987. Autrefois le synthé numérique le plus en vogue de Roland, il rivalisait avec le Yamaha DX7 et était beaucoup plus facile à utiliser. En joignant des échantillons PCM 8 bits avec des sons générés par synthétiseur "LAS", le D-50 est capable de sons uniques et complexes. Les échantillons PCM contenaient les transitoires d'attaque, tandis que le reste du son provenait de la section LAS (Linear Arithmatic Synth) qui sonne très analogique, avec une synthèse de style soustractif et des filtres résonants passe-bas. Un chorus intégré et (pour la première fois) une réverbération numérique étaient également inclus pour donner de l'espace et de la vie aux sons! Il disposait également d'un joystick pour la manipulation du timbre en temps réel. Le D-50 était parfait pour de nouveaux pads et sons non acoustiques, percutants et éthérés.
Le D-50 inclut du MIDI sur les 16 canaux, mais comme il est monotimbral, vous ne pouvez utiliser qu'un seul canal à la fois. Il y a une mise à niveau qui donnera au D-50 16 canaux complets de communication de données multitimbrales MIDI simultanées.
Ce synthé populaire a été largement utilisé dans toutes les formes de musique.

Il existe aussi une version en rack, le D-550.
5 Avis d'utilisateurs
LE synthé des années 80', très bon clavier et très bon toucher. Un son très chaud et "rock" le contraire d'un Yamaha DX7 (métalique et froid). Dommage qu'il y ai du souffle en sortie. Le D50 est très robuste et très fiable. N'allez évidemment pas comparer les fonctions et l'ergonomie de cette machine aux synthés actuels, il est de 1987! Bref un très bon synthé.
Les sons d'usine du D50 sont des classiques du genre : Fantasia, Calliope, Nightmare, ArcoStrings et autres Gurgel Strings ... On les a tous entendus ^^
Les sons sont de toute beauté, et, il faut le mentionner, très puissants ! Ce synthé n'est pas un bon lecteur d'échantillons (c'est sa force), mais il est possible de faire des pianos, cordes, et orgues d'église remarquables et pouvant mettre au tapis les lecteurs d'échantillons actuels (tels le Triton ou le K2600) en terme d'expression et de chaleur.
Toutefois, le D50 est communément appelé "Pad-Machine" et ce n'est pas pour rien ! C'est LE synthé par excellence pour les fans de gros pads, mais aussi pour les sons de cuivres puissants, très analogiques, très chauds ... Dans la veine de l'Elka Synthex !
Le D50 permet de faire la musique qu'on veut : electro à la Jarre/Vangelis, rock progressif, techno, dance, ce que vous voulez ! Il suffit de rentrer dans les nombreux paramètres du D50 pour y trouver son compte. D'autant plus qu'on peut router la vélocité et l'aftertouch à ce qu'on veut (enveloppe Amplificateur, Filtre, Hauteur, Largeur d'impulsion, etc ...) ... Comme les LFO. IL comporte aussi un Modulateur en Anneau (par lequel les samples peuvent passer ! Effet garanti !)
Le D50 comporte des sections FX (générés par des DSP Roland de l'époque), effets particulièrement utiles pour donner de l'espace et plus de "gras" au son (l'effet chorus "Dimension" est hallucinant) ... Roland, quoi !
Le D50 sonne gros, gras, ce qu'on veut, mais c'est un son bien particulier, chaud et puissant ! C'est un synthétiseur numérique ayant la patate d'un analogique type Synthex. Bien qu'étant numérique, le D50 a quelque part cette instabilité des analogiques, qui le rend si particulier et si "bon" !
Le D50 est le synthé qui a mis fin au règne du DX7 et de sa difficulté de programmation. Les paramètres du D50 sont inscrits directement sur la droit du synthé, en sérigraphies, avec des diagrammes pour les enveloppes, structures (je vais y revenir), modes de sortie, et courbes d'égaliseurs.
Le D50 a une interface relativement intuitive, la synthèse suit cette logique. En fait, le D50 a une synthèse mixte : à la fois "analogique" (ondes Scie ou Impulsion variable générées numériquement en 16 bits) et "numériques" (128 Samples de 8 bits en ROM : la majeure partie sont des portions d'attaques, d'autres des portions de loop, d'autres des loops entre différent samples). C'est simple à utiliser très simple (j'ai travaillé avec des analogiques, donc c'est sûrement pour ça), mais la synthèse LA n'est pas difficile à utiliser : c'est un mix entre analogique et "samples" (sans tomber dans l'aspect pitoyable des workstations General Midi). Toute l'édition se fait via un écran LCD large (2 lignes 40 caractères, rétroéclairé) et des pressions de touche ... Bon, ce n'est pas le même feeling qu'un analogique, mais c'est pratique quand meme !
Il existe des cartes ROM/RAM pour le D50, histoire de stocker ses propres sons (on peut les stocker en interne aussi), d'en avoir d'autres ... Elles ne sont plus chères (15 €) et bien utiles !
Le D50 a aussi une partie MIDI. Certes basique, mais très utile pour communiquer avec d'autres synthétiseurs, et également pour transférer des patches sur/depuis un ordinateur.
La particularité principale du D50 est ... les samples ! Hé oui ... Les samples sont enregistrés en 8 bits, et un sample est utilisé pour toute l'étendue du clavier. Certains vont rire ("Comment tu veux bosser avec ça ?"), mais je peux garantir que ça ne se sent pas ! Roland a dû intégrer une sorte de ré-échantillonneur interne ou quelque chose de ce style, car le sample garde une qualité quasi-constante quelque soit la note pressée ... Un coup de maître !
Je mets 4 ... Pour une raison que je citerai juste après.
Je possède ce synthétiseur de légende depuis 2 mois environ, j'en suis pleinement satisfait ! J'ai longtemps hésité entre un D50 et un DX7, mais le DX7 me paraissait trop limité vu ce que je souhaitais faire, en plus de la difficulté d'anticipation de la synthèse FM (vous arrivez à vous représenter mentalement la forme d'onde issue d'une modulation de rapport 8.19:2 de deux ondes sinus modulant ensuite une onde sinus en rapport 16:5, vous ? Pas moi !). Mon choix s'est porté sur le D50, et ... comme beaucoup, j'en suis tombé amoureux.
Son chassis en metal et ses formes donnent une impression de puissance et de pro introuvable dans les petites workstations (Triton et autres) sans saveur actuelles.
Je rachèterai un D50 si c'était à refaire, sans hésitation !
Le seul regret que j'ai est qu'on ne puisse pas filtrer les samples ... C'est dommage (c'est pour ça que je n'ai mis que 4 à la partie précédente), les possibilités auraient été décuplées ! D'autant plus que ça n'aurait rien coûté à Roland de faire un routage Sample => TVF.
Par le passé, j'ai longtemps utilisé un Roland XP10, un analogique "sans nom", ainsi qu'un GEM W1SD ... Revendus pour raisons financieres ... Aucun n`arrive cependant a la cheville du D50 ... Les choeurs, cordes et sons synthe du D50 ont longtemps ete admires, a juste titre ... Les copies ne valent jamais les originaux !
Un point negatif sur le D50 : le manuel FR est en traduction aleatoire lol Amusant mais pas super evident !
Bilan : synthe de legende a posseder ! Pourquoi pensez-vous qu'Enya et Jean-Michel Jarre ont jure par le D50 ... C'est un synthe monstrueux aux possibilites infinies, toutefois a completer d'un Andromeda, Virus kB/kC ou ION pour la partie analogique.
Un VRAI synthé avec des sons mythiques... de bons effets, une facilité de programmation EXCEPTIONNELLE et on en tire de superbe gros sons... les sons d'usine sont deja enormes..
Un synthé a possédé.. ce fut mon premier.. JAMAIS je ne le quitterai.. JAMAIS !! Il sonne .. il a le son...
PS: il se marie super bien au Z1 en mixant bien... mais parfois avec d'autres, c'est une autre histoire, il a tendance a se faire entendre plus que les autres... Je l'ai tjs dis.. ce D-50 a le GROS son.
Les sons du D50 sont inimitables, faits de synthèse linear arithmétique combinant PCM et échantillons courts (c'est surtout l'attaque des échantillons qui se trouve en ROM). On en entend encore aujourd'hui plein partout (y a ka écouter tous les "digital native dance", fantasia, mystery pad...). Un grand must pour des sons précis et brillants, assez faciles à programmer. Les effets internes sont tout-à-fait décevants, par contre. A noter que la génération des ondes en dent de scie et carrée n'est pas extraordinaire... C'est un assez piètre lecteur d'échantillons, mais un très inspirant synthétiseur.
Une seule petite paire de sorties, c'est bien court! mais le clavier est agréable, possède un mode local-off mémorisable et un charmant joystick typiquement "Roland". Faire de la synthèse avec un D50 est un vrai bonheur. L'implémentation MIDI est selon moi tout-à-fait obscure: difficile de programmer précisément des détails un peu poussés de la norme MIDI sur un D50. Pas de séquencer, mais un clavier aux allures de "dark vador" et un écran très, très lisible. Idéal comme clavier-maître ou pour des sons "passe-partout".
Je l'ai revendu et il me manque déjà... Il avait un petit cachet qui n'appartenait qu'à lui, et c'est une vraie légende dans la jeune histoire de la synthèse. Si vous en trouvez un pour pas cher, n'hésitez pas! On trouve de bons samples du D50 sur le marché. Le D50 est typique de ces claviers dont on tombe amoureux...
Les sons d'usine sont correct. Dans ce synthé, on ne cherche pas vraiment le réalisme des sons, mais la puissance des sons synthés (synth brass...) Pour cela, il convient de "bidouiller" un peu la machine dans ses nombreux paramètres. On peut vraiment arriver à avoir le gros son, après quelques nuits blanches et une douzaine de boites d'aspirine (!!!) Les effets sont présents et de qualité correcte. Le clavier est dynamique et aftertouch. Principal prolème des D-50 : Les "rubbers" (contacts carbonne) sont a changer ou à nettoyer régulièrement, sinon certaines notes semblent réagir différemment, et cela est fort gênant dans le jeu. Le style de musique est le soft rock des années 80. (Europe, toto...)
La polyphonie est de 12 voix (je crois), le clavier est de 61 touches dynamiques aftertouch, on remarque les touches noires légèrement bisautées ce qui est gênant pour les solos rapides, car on a vite fait de glisser sur la blanche d'à côté !! (je parle en connaissance de cause !!!) On peut mettre des cartes Rom et Ram de 64 patches via un slot. Les fonctionnalités midi sont complètes. il n'y a pas de séquenceur. L'écran LCD possède 40 caractères x 2 lignes et il est rétroéclairé.
Les sons d'usine sont correct. Dans ce synthé, on ne cherche pas vraiment le réalisme des sons, mais la puissance des sons synthés (synth brass...) Pour cela, il convient de "bidouiller" un peu la machine dans ses nombreux paramètres. On peut vraiment arriver à avoir le gros son, après quelques nuits blanches et une douzaine de boites d'aspirine (!!!) Les effets sont présents et de qualité correcte. Le clavier est dynamique et aftertouch. Principal prolème des D-50 : Les "rubbers" (contacts carbonne) sont a changer ou à nettoyer régulièrement, sinon certaines notes semblent réagir différemment, et cela est fort gênant dans le jeu. Le style de musique est le soft rock des années 80. (Europe, toto...)
Fiche Technique
- Année de Sortie :
- 1986
- Fin de Production :
- 1989
- Type :
- Numérique
- Synthèse :
- Arithmétique Linéaire, ROM
- Oscillateurs :
- 4
- Formes d'Ondes :
- ROM
- Enveloppes :
- 1
- Paramètres d'Enveloppe :
- Attack, Decay, Sustain, Release
- Filtres :
- 1
- Types :
- Passe-bas
- LFO :
- 6
- Paramètres LFO :
- Échantillonneur-bloqueur, Dent de scie descendante (Saw Down), Carrée (Square), Triangle
- Polyphonie :
- 16
- Multi-Timbralité :
- 1
- Tuning :
- Standard
- Modes :
- Mono, Polyphonique, Split
- Patchs RAM :
- 64
- Patchs ROM :
- 64
- Enregistrement :
- Interne
- Edition :
- MIDI
- 16 types de réverbération
- Type :
- Clavier
- Contrôles :
- Aftertouch, Contrôleur de Souffle, Vélocité, Faders, Potentiomètres, Manette, Pédale de Volume
- Ecran :
- LED, Rétroéclairé
- Clavier :
- 61 touches
- Dimensions (LxPxH) :
- 974mm x 332mm x 94mm
- Poids :
- 10.5 kg
- Ports MIDI :
- IN, OUT, THRU
- Sorties Audio :
- Prise Jack 6.35mm (1/4"), Stéréo Main, Stéréo Casque
- Nb Sorties Audio :
- 3
- Alimentation :
- 22w
- DAC/Bits :
- 12 bits
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